Des groupes communautaires réclament une meilleure protection envers les travailleurs précaires

Lors d’une assemblée publique qui se tiendra ce vendredi 5 avril, le Centre des travailleurs et travailleuses immigrants (CTI) et leurs groupes communautaires partenaires mettront de l’avant plusieurs demandes liées à un éventuel projet de loi provincial qui viserait à protéger les travailleurs en situation de précarité. Rassemblés sous une bannière commune, les travailleuses domestiques, les travailleurs étrangers temporaires, les travailleurs temporaires d’agences de placement ainsi que les travailleurs sans papiers présenteront leurs revendications, incluant parmi elles la couverture des travailleuses domestiques par la CSST, la coresponsabilité des agences de placements et de leurs entreprises, ainsi qu’une meilleure protection des travailleurs étrangers temporaires, tout statut confondu. Les groupes présents voudront également voir le taux provincial du salaire minimum augmenter à douze dollars de l’heure. 

Après que l’invitation à participer à une assemblée publique ait été déclinée par Mme Agnès Maltais, ministre du Travail, les groupes en question ont gardé leur position et ont convenu que cet événement public aurait tout de même lieu. Les travailleurs du Québec qui sont concernés par le travail précaire partageront leurs expériences personnelles, soulignant la nécessité que les changements réclamés surviennent.

Neil Ladode, du comité des travailleurs étrangers temporaires formé par le CTI, croit qu’une partie du rôle du ministre du travail soit d’être à l’écoute des travailleurs précaires. Originaire d’Indonésie, M. Ladode s’est retrouvé dans une situation d’exploitation à son arrivée au Québec alors qu’il œuvrait comme cuisiner dans un restaurant de Montréal.
« La ministre Maltais ne devrait pas ignorer les voix des travailleurs migrants », dit M. Ladode. « C’est à la ministre que revient la responsabilité d’éliminer toute barrière à nos droits, afin de respecter et protéger tous les travailleurs au Québec ». 
Une coalition formée pour cette présente campagne a été initiée par le CTI, supporté par les groupes suivants : l’Organisation des femmes philippines du Québec (PINAY), l’Association des travailleurs temporaires d’agences de placement (ATTAP), les Mexicains Unis pour la Régularisation (MUR) ainsi que Dignidad Migrante. Le CTI a regroupé ses alliés lorsqu’il a été mis au courant d’un possible projet de loi du gouvernement Marois autour du travail précaire.

« Ça fait des mois que nous entendons des rumeurs que le gouvernement provincial discute d’un éventuel projet de loi sur le travail précaire », explique Jasmin de la Calzada de l’organisation PINAY, qui regroupe majoritairement des travailleuses domestiques en provenance des Philippines.

« Nous voulions être proactifs dans ce processus », a déclaré de la Calzada. « Les gens qui sont directement touchés par cette situation se doivent de s’exprimer et de proposer des lois innovatrices qui protègeraient mieux nos droits collectifs en tant que société démocratique ».

L’assemblée publique se tiendra donc le vendredi 5 avril à 18 h 00, au Centre des travailleurs et travailleuses immigrants (4755 Van Horne, bureau 110 – Métro Plamondon). Les travailleurs migrants, les travailleuses domestiques et les travailleurs temporaires d’agences de placement seront disponibles sur place pour des interviews avec les médias.

Pour de plus amples informations, s’il vous plaît vous adresser à :

Centre des travailleurs et travailleuses immigrants 
Noé Arteaga ou Mostafa Henaway au 
http://iwc-cti.ca/ / iwc_cti@yahoo.com (514) 342-2111

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Community Groups Demand Better Protection for Precarious Workers

On April 5th, the Immigrant Workers Center (IWC) and allied community organizations will put forward demands for a provincial law protecting precarious workers during a public assembly. Banding together under a common banner, domestic workers, migrant workers, undocumented workers and temporary agency workers will present their case pushing for legislation that includes CSST coverage for Live-in domestic workers, accountability of temp agencies and companies alike and better protection for temporary foreign workers regardless of their status. The groups are also looking to raise the minimum wage to twelve dollars per hour for the province.

After receiving word that Agnès Maltais, the Quebec Labour minister, declined an invitation to participate in a town hall meeting, the groups decided to go ahead with the public event. Quebec workers doing precarious jobs will discuss their personal experiences highlighting the need for the changes they are asking for.

Neil Ladode speaking for the IWC’s Temporary Foreign Workers committee believes that part of the job of the labour minister’s office is to hear the demands of precarious workers. Ladode came to Quebec from Indonesia and found himself in an exploitative situation while working for a restaurant in Montreal.

“Minister Maltais should not ignore the voices of migrant and immigrant workers,” says Ladode. “It’s the responsibility of the minister to remove the barriers to our rights in order to respect and protect all workers in Quebec.”

A campaign coalition was initiated by the IWC, which includes PINAY–Filipino Women’s Organization of Quebec, the Association of Temporary Agency Workers, Dignidad Migrante and Mexicans United for Regularization. The Centre approached allies when it became aware of a possible legislation around precarious work by the Marois government. 

“We’ve been hearing rumors for months that the provincial government is discussing a possible bill on precarious work,” explains Jasmin de la Calzada of Pinay, whose membership is made up mainly of live-in domestic workers from the Philippines.

“We wanted to be pro-active in this process,” says de la Calzada, “the people who are directly affected must speak up and put forward progressive laws that better protect our collective rights.”

The public assembly will be held on Friday, April 5 at 6pm at the office of the Immigrant Workers Centre on 4755 Van Horne, room 110 (Metro Plamondon). Migrant workers, live-in domestic workers and temporary agency workers will be available for interview by the media.

For more information please contact: iwc_cti@yahoo.com (514)342-2111 http://iwc-cti.ca/

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